Je suis une jeune africaine, et non, je ne glande pas

jeunes fille africaine

Nous évoluons dans une société où chaque génération pense qu’elle est meilleure que celle d’après. Nos parents croient que nous passons notre temps à ne rien faire et que nous n’avons aucun avenir. Un peu comme ce que disait Tal dans sa chanson « On avance ».

Si j’entends mes aînés juger
Critiquer ma génération
Je pense qu’ils oublient un peu trop vite
Que le monde est tel qu’ils l’ont laissé
Mais on n’est pas tous désabusés
On manque juste un peu d’air, de repères.

On avance. Sortons des clichés. Les jeunes africains ne passent pas leur temps sur Internet à essayer d’extorquer quelque milliers d’euros à des européens naïfs ou encore à passer toutes leurs soirées en boîte de nuit.

Je suis une jeune africaine qui vit en Afrique, qui côtoie des jeunes africains qui vivent en Afrique et je ne vois pas cette génération que nos parents ou quelque étranger dépeignent.

Dans ma capitale, je vois des jeunes qui se battent chaque jour pour se construire un lendemain meilleur. Des étudiants encore sur le banc de l’école créent leur entreprise, des jeunes qui tentent de vivre de leur art, d’autres créent leur organisation pour participer au bien-être social. Je vois une génération qui se mobilise pour faire vivre ce en quoi elle croit. Il peut arriver que nous ne sachions pas ce que nous voulons faire de notre vie exactement. Mais quel adulte peut dire qu’il a fait de sa vie ce qu’il a toujours voulu ? C’est normal de ne pas savoir. Mais en attendant, on bouge, on vit, on tente différentes expériences afin de savoir réellement ce qu’on veut. Même ceux qui paraissent nonchalants, ne rien faire, font des choses qui leur plaisent, ils ont des rêves. De toute façon, de quel droit pouvons-nous juger ? Il n’y a pas de route tracée de succès. Chacun essaie du mieux qu’il peut pour trouver la bonne voie pour réaliser son rêve. Les parents n’ont pas la science infuse et nos amis non plus.

Une étude Ipsos consacrée aux jeunes africains de 15-24 ans a révélé plusieurs informations sur la manière dont pensent les jeunes africains. Et vous vous rendrez compte par vous-mêmes que vous vous enlisez dans les clichés.

Selon cette étude,

Ils se disent travailleurs (31 % des individus interrogés), ambitieux (20,5 %), débrouillards (20 %), dynamiques (16 %).

De plus,

52,5 % des 15-24 ans participent d’une façon ou d’une autre à la vie active, 22 % d’entre eux étudient à temps plein, 14 % recherchent un emploi. Seuls 11,5 % sont totalement désœuvrés : ils tiennent les murs, comme on dit au Maroc.

Donc non.

On avance en silence
Comme tous ceux qui osent faire bouger les choses
Sans drapeau et sans héros
On est tous en mal d’un idéal
On avance en silence
Mais viendra l’heure où nos cris du cœur
On saura les faire sortir
Et notre avenir on va le choisir.

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1 Commentaire

  1. J’adore…. Tout est question de point de vue. Mais en tout cas, malgré tout, on avance et mieux, on Se bonifie

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