300 articles publiés : ce que j’ai appris sur moi et ma plume

Joyeux anniversaire pour mes 300 articles publiésPhoto d'Audrey Fretz via Unsplash

Cet article est le 300ème qui sera publié en ligne. Oui, je fais les comptes. Pourquoi? Parce que j’aime les anniversaires. 300 articles, un minimum de 100 000 mots, de 4 500 heures, d’une année entière. 3 ans se sont écoulés depuis que j’ai partagé mon premier texte sur mon blog. Voilà ce que j’ai appris sur moi et ma plume, et j’espère que ça pourra vous aider également.

 

Point 1: Work, b*tch !

Est-ce que j’écris mieux qu’il y a quelques années? Je ne sais pas. Je n’écris peut-être pas mieux, mais j’écris plus facilement. Là où j’avais besoin d’inspiration pour écrire un texte de 500 mots, je peux maintenant l’écrire sans être dopée à l’excitation et en moins de temps. C’est comme le sport, donnez à votre plume les abdos de J.Lo et le c*l de Beyoncé.

 

Point 2: Je fais intervenir beaucoup trop mes émotions

Une chose que j’ai toujours appréciée, ce sont les textes chaleureux, les textes qui te mettent en rogne, les textes qui te font pleurer… bref, des textes qui te font plus que de la lecture, de vraies expériences. Le truc, c’est que j’ai toujours pensé que pour transmettre quelque chose, fallait que je le ressente.

J’ai donc écrit beaucoup de mes textes à chaud, des textes que j’ai regrettés plus tard, soit parce qu’il pouvait être blessant pour certains lecteurs mais surtout parce que, comme la plupart des choses faites sous le coup de l’émotion, ils manquaient de raisonnement et prenaient beaucoup trop en compte mon unique avis. Toutefois, pour des raisons que j’ignore encore, je refuse de les supprimer.

 

Conseil: Ne jamais écrire quand on est encore bousculé(e) par l’émotion. Respirer. Réfléchir. Prendre des avis différents. Et prendre la plume pour pondre un écrit « lucide ».

 

Point 3: Ma plume devrait être plus disciplinée

J’écris des articles sur Ayana Webzine. C’est un webzine dédié à la femme africaine. J’en suis la rédactrice principale. Et il prend beaucoup de mon temps, au point de ne plus avoir le temps pour mon blog. Mais j’aime tellement ça que je ne m’en plains pas. Surtout que ça m’a appris une chose très importante : mon humeur n’a aucun lien avec ma plume.

Souvent, on n’a juste pas envie d’écrire parce qu’on ne sent pas la chose, parce qu’on n’est pas inspiré(e) ou parce qu’on a juste la flemme.

Mais quand tu dois produire au minimum un article par jour, tu ne peux pas toujours faire attention à ce que tu veux. Tu apprends à discipliner ta plume pour qu’elle fasse sortir ce qu’elle a dans les tripes, qu’elle le veuille ou non. Et quand tu fais lire tes textes aux habitués de ta plume, il ne voit aucune variation dans ton style d’écriture.
Conseil: “Souviens-toi que la qualité de ton travail ne dépend pas de l’enthousiasme que tu avais au moment où tu l’écrivais” Andy Weir. En gros, la différence entre quand tu écris en étant profondément inspiré et quand tu écris de force est dans ta tête. Les gens ne verront aucune différence.

 

En somme…

J’ai appris mais j’ai conscience que j’ai encore énormément à apprendre. Rien qu’en écrivant ce texte, ça m’a permis de mettre des mots sur tout ce que j’avais déjà appris. Un texte n’est jamais perdu. C’est chaque fois une nouvelle connexion avec soi-même. Et comme toute relation, plus vous entrez en contact régulièrement, plus la relation a de chances d’évoluer, de s’améliorer. Donc, c’est le moment de parler avec votre plume, dites lui que vous l’aimez et qu’ensemble, vous créerez de belles choses. Et faites l’amour.

 

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